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Le Festival 

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L’édition anniversaire des 20 ans du festival a été un véritable succès !

Un public nombreux, de nouveaux partenaires, des séances d’orgue et cinéma inoubliables et des concerts de grande qualité ont contribué à relancer le festival et ouvrir de nouvelles perspectives que je souhaite poursuivre dans cette nouvelle édition 2023.

Nous pourrons ainsi apprécier de nouvelles séances "L’orgue fait son cinéma" pour découvrir des chefs-d’œuvre du cinéma burlesque accompagnés par des improvisations à l’orgue. Nous aurons le plaisir de retrouver Paul Goussot, Guy-Baptiste Jaccottet qui ont marqué par leur talent et leur imagination le public venu assister à ces séances et nous découvrirons de nouveaux talents comme Freddy Eichelberger, Frédéric Muñoz ou Gabriele Agrimonti.

Nous aurons le plaisir d'accueillir Villefranche-sur-Mer dans notre festival et nous espérons de nouveaux soutiens pour assurer la pérennité de notre structure et de son développement.

Nous collaborerons cette année encore avec de nombreux acteurs de la vie culturelle afin de continuer à tisser un réseau local et international à la hauteur des ambitions de cette manifestation. Nous aurons ainsi des liens avec la Société de musique ancienne de Nice, les Amis de l’orgue Valoncini de Contes, les amis de l’orgue Grinda de l’Escarène, l’association du cinéma d’hier et d’aujourd’hui de Sospel, le cinéma de Beaulieu et l’association autour de, la Maison du Patrimoine et des traditions brigasques qui abrite le musée des orgues historiques  mais aussi toutes les villes du coté italien, Vintimille, Airole, Torri, la vallée de Vermenagna avec Robilante, Limone et Roccavione ainsi que les associations italiennes de la Route royale et de la saison d’orgue de Cuneo.

Nous aurons également le plaisir d'engager une étroite collaboration avec le Conservatoire Départementale de musique pour des concerts découvertes et pédagogiques. 

Enfin nous ferrons également parti de la première édition du Festival initié par le département des Alpes-Maritimes « Les voix du patrimoine ».


Le credo de Jean Vilar, fondateur du Théâtre National Populaire, « L’élitisme pour tous », sera une fois encore notre boussole afin d’offrir à notre public des spectacles et des concerts de grande qualité tout en garantissant une gratuité de l’ensemble des manifestations ce qui est exceptionnel pour un festival de cette qualité et de cette ampleur.

Nous ne remercierons jamais assez l’ensemble de nos soutiens sans qui sans qui le Festival ne pourrait exister !

Franck Marcon, directeur artistique
www.franckmarcon.com

Historique de la route royale

La Route Royale, ou «Real Strada», est le nom donné, au XVIIIe siècle, à un itinéraire reliant le comté de Nice par le col de Tende à la capitale des États de Savoie : Turin. À l’origine simple chemin muletier, également appelé « Route 

du sel », cette voie est aménagée au début du XVIIe siècle, en 1610, par les ducs de Savoie, puis rendue carrossable en 1780 et définitivement accessible en 1830. 
 

Depuis le Moyen Âge, la Route du sel relie Nice au Piémont. Elle longe alors la vallée du Paillon, traverse le village de L’Escarène, emprunte le col de Braus, arrive à Sospel dans la vallée de la Bévéra et continue son parcours sinueux par le col de Brouis, avant de redescendre dans la vallée de la Roya et d’atteindre le col de Tende, ultime passage avant le Piémont. Sous la domination savoyarde, la route devient alors un axe fondamental d’échange entre les deux versants alpins. 


En 1581,  Charles Emmanuel Ier de Savoie entre en possession du Comté de Tende et maîtrise alors tout l’itinéraire entre Nice et Turin qui était devenue capitale des États de Savoie en 1568. Ambitieux et cultivé, ce souverain prend une série de mesures pour développer ses États, en affranchissant le port de Villefranche et en commandant l’aménagement de la « route » qui longe désormais les fonds de vallées. 


Dans le texte qui accompagne certaines gravures du XVIIe siècle relatives aux vallées de la Roya et de la Bévéra, une place de choix est réservée à cette « route », on peut lire « ... La splendide route, unique en son genre, rivalisant avec les réalisations importantes des Égyptiens et des Romains... ». 

Les passages les plus périlleux ont été aménagés en priorité, comme les gorges de la Roya. À hauteur du village de Saorge, on trouve encore aujourd’hui l’inscription commémorative de la construction de la route, gravée à même le roc. En 1616, le village de Fontan est créé pour servir de relais. 


Avec le creusement du port de Nice à partir de 1749, Charles Emmanuel III de Savoie a l’ambition de développer et de promouvoir le commerce international entre la Méditerranée et l’Europe continentale par l’intermédiaire de ses États. Avec cette route carrossable, les ports de Nice et Villefranche, les nouvelles fabriques, avec les inscriptions monumentales gravées sur les flancs de la montagne, la Maison de Savoie montre bien sa volonté de relier la Méditerranée au Nord de l’Europe afin de hisser Turin au premier rang des capitales européennes. 


La Route Royale est riche d’un ensemble de monuments d’architecture baroque réalisé par plusieurs architectes parmi lesquels Robilante, Spinelli, Michaud, Alfieri. Tout au long de son tracé vers Turin, la route est bordée de chapelles, d’églises, de portes monumentales, de dédicaces au souverain, d’arcs de triomphe. Les églises sont pour la plupart dotées de splendides orgues de facture italienne appartenant aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècle : cette monumentalité va crescendo à mesure que l’on approche de la capitale. 


À partir des années 1980, le Conseil Général des Alpes-Maritimes (France) et l’Amministrazione Provinciale de Cuneo et Turin (Italie) ont initié une extraordinaire opération de restauration, de conservation et de mise en valeur du patrimoine organistique existant sur les territoires concernés.


Mieux faire connaître ces instruments, mettre en lumière leur originalité, tel est le but de notre projet, suite logique de la politique menée jusque-là par les différents acteurs.

 

Silvano Rodi 
Organiste titulaire de l’église Sainte-Dévote de la Principauté de Monaco 

Organiste honoraire des grandes orgues de la Basilique Saint Jean Baptiste de Imperia-Oneglia

Professeur d’orgue au Conservatoire Dép. de Musique des Alpes-Maritimes, Nice

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